Le week-end dernier, le Comité pour Srebrenica Luxembourg a organisé un rassemblement à l’occasion du 9 janvier, date marquant le début du génocide contre les Bosniaques. L’événement a réuni près de 300 personnes qui ont commémoré le génocide contre les Bosniaques à travers l’histoire, rendant ainsi hommage à toutes les victimes.
Cette manifestation était consacrée à la préservation de la culture de la mémoire, ainsi qu’à l’encouragement de la lutte pour la justice et la vérité. Parmi les invités figuraient l’académicien Šerbo Rastoder, vice-président de la BANU, et Ramiz Salkić, député à l’Assemblée de la Republika Srpska, qui ont partagé leurs connaissances et leurs expériences avec les participants et souligné l’importance d’organiser de tels rassemblements.
Au nom du Comité pour Srebrenica, Alem Omerović s’est adressé aux participants pour leur souhaiter la bienvenue, rappeler l’importance de préserver la culture de la mémoire des victimes du génocide et annoncer les interventions des invités de la soirée.
L’académicien Šerbo Rastoder a parlé du génocide contre les Bosniaques à Šahovići en 1924. Dans son intervention, il a particulièrement souligné que les Bosniaques ne doivent pas rester silencieux face aux crimes ni accepter le rôle de victime, mais qu’ils doivent diffuser la vérité sur ce qui s’est passé et souligner l’importance de consigner et de documenter notre passé. Il a insisté sur le fait qu’il est essentiel que chacun connaisse la vérité sur le génocide afin d’empêcher la répétition de nouveaux crimes de ce type.
Ramiz Salkić, député dans l’entité de la Republika Srpska, a souligné l’importance de la lutte pour la vérité et la justice, qui constituent les fondements de la survie de la Bosnie-Herzégovine ainsi que de celle des Bosniaques, où qu’ils vivent. Il a déclaré que la Bosnie-Herzégovine est la patrie de tous les Bosniaques et de tous ses citoyens, et que chaque individu a la responsabilité de prendre soin de sa patrie en préservant sa liberté, son indépendance et son intégrité territoriale. La perte de la patrie signifie également la perte de l’identité.
Les plus jeunes participants, élèves de l’enseignement religieux (mekteb), ont également contribué à enrichir la rencontre en interprétant avec émotion l’ancienne hymne de la Bosnie-Herzégovine « Ja sin sam tvoj », suscitant de fortes émotions parmi les participants et rappelant la lutte et les espoirs du peuple de Bosnie-Herzégovine. À la fin de la soirée, Salih Ramić a interprété une kasida dédiée aux neuf héros, ce qui a encore renforcé la portée de l’événement et rendu hommage aux victimes du génocide.
Les organisateurs soulignent que cette manifestation a été l’occasion de se souvenir du passé, mais aussi de rappeler que la lutte se poursuit afin que les victimes innocentes ne soient pas oubliées et que la vérité soit préservée comme l’un des éléments essentiels pour parvenir à la justice.
